Histoire:
En avril 1500, le navigateur portugais Pedro Álvares Cabral atteignit les côtes brésiliennes. En 1530, le roi du Portugal, Jean III le Pieux, entreprit un programme de colonisation systématique du Brésil. En septembre 1822, Dom Pedro proclama l'indépendance du Brésil. En 1888, le Brésil est un des derniers pays a avoir abolit l’esclavage. Inspirée par la Constitution des États-Unis, celle du Brésil fut adoptée en février 1891, faisant du Brésil une République fédérale, sous le titre officiel d'États-Unis du Brésil. Fonseca fut le premier président élu.
En octobre 1930, Getúlio Vargas déclencha un coup d'État. Vargas fut désigné président provisoire, avec de très larges pouvoirs. Il réorganisa le gouvernement et l'administration du pays à l'exemple des régimes totalitaires italien et allemand. Les partis politiques furent interdits, la presse et la correspondance furent soumises à une étroite censure. En octobre 1945, un coup d'État militaire obligea finalement Vargas à démissionner. Getúlio Vargas retrouva la présidence du Brésil en janvier 1951 à la suite des élections tenues en octobre précédent.
Ce fut finalement en 1985 que fut élu, Tancredo Neves, le premier président civil brésilien depuis vingt et un ans. En octobre À la fin de 1994, les élections présidentielles virent la victoire de Fernando Henrique Cardoso.
En 1998, il est réélu dès le premier tour de scrutin avec près de 54 % des suffrages, contre moins de 32 % pour son adversaire Luis Inacio Lula da Silva, leader du Parti des travailleurs (PT). Il annonce son intention de poursuivre son programme d’austérité qui est adopté, en accord avec le Fonds monétaire international (FMI).
Il en résulte une augmentation du chômage. Cette crise financière ébranle l’économie brésilienne et déstabilise celle de ses voisins du Mercosur, notamment l’Argentine. Le FMI et les pays riches accordent 41 milliards de dollars au Brésil qui redresse rapidement son économie.
Les élections municipales de 2000 sont marquées par les bons résultats
du Parti des travailleurs (PT), qui remporte
la mairie de São Paulo. Lula est élu, le 27
octobre 2002, aux élections présidentielles.
Pour la première fois, un président de la
République de gauche est élu au Brésil.
Démographie:
Selon les estimations de l'IBGE - Institut Brésilien de Géographie et de Statistiques - la population brésilienne aurait atteint, en juin 2004, 178 millions d'habitants. C'est la cinquième au monde après la Chine, l'Inde, les États-Unis et l'Indonésie.
La densité démographique sur l'ensemble du territoire reste néanmoins faible : 29,9 habitants au km2. La comparaison des recensements nationaux indique que depuis les années 70, le rythme de la croissance démographique a progressivement diminué, en fonction du déclin des niveaux de natalité et de fécondité. Entre 1960 et 2000, le taux d'accroissement annuel de la population a chuté de 2,5% à 1,6%.
Des enquêtes de l'IBGE estimaient, en juin 2004, que le taux moyen annuel d'accroissement de la population brésilienne se situe à 1,3%. Le niveau de la mortalité est également en baisse, l'espérance de vie moyenne étant aujourd'hui de 69 ans.
Les résultats du dernier recensement national (2000) ont confirmé la tendance du pays à l'urbanisation. Entre 1990 et 2000, la population urbaine est passée de 76% à 81%.
Langue:
Le portugais brésilien est la langue officielle du pays.
L’anglais, l’espagnole est parlé dans les hôtels, agences de voyages et aéroports à l’intérieur des grandes villes qui ont une infrastructure touristique organisée.
Au sud du Brésil, plusieurs communautés parlent l’allemand et l’italien, ce sont des descendants d’immigrants venant de l’Europe.
A São Paulo se retrouve la plus grande communauté de japonais au monde.
Religion:
La religion dans la société brésilienne
Si le Brésil s’autoproclame encore le plus grand pays catholique du monde, ce n’est plus tout à fait vrai dans les faits. Aujourd’hui, l’édifice catholique se fissure au profit des églises pentecôtistes et évangélistes dont les méthodes sont plus agressives et n’hésitent pas à faire de la publicité et user de formes liturgiques plus extraverties et festives. Leurs discours touchent plus directement les populations les plus modestes qui semblent trouver un refuge et une écoute qu’ils ne trouvent plus dans l’église catholique.
Il reste tout de même une frange de la population qui cultive précieusement les traditions spirituelles d’origine africaine qui restent profondément ancrées dans la conscience collective. Ce sont les cultes syncrétiques candomblé, macumba, mina et umbanda que l’on retrouve le plus souvent. Dans le candomblé, le plus connu, le catholicisme est une façade destinée à assurer la pérennité du culte. Ces rites tiennent encore une place importante au sein de la population noire et pauvre du Brésil et revêtent une valeur spirituelle mais aussi culturelle.
Ce qu’on peut constater c’est que le rôle d’action sociale et l’engagement politique que les religions ont eu par le passé, notamment à travers la théologie de la libération, a disparu. La théologie de la libération a créé une culture militante dont beaucoup de mouvements de la société civile se réclament et s’inspirent encore aujourd’hui.